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5 façons de consommer autrement

« 5 façons de consommer autrement », ou comment faire des économies en respectant l’environnement et les producteurs.

1. Profiter des circuits courts

Face à la grande distribution où les chaînes se multiplient, les circuits courts cherchent à faire se rencontrer producteurs et consommateurs pour recréer un commerce alimentaire plus simple et équilibré. Par vente directe ou via un seul intermédiaire (pas plus !), les circuits courts favorisent l’économie locale : diminution des marges par rapport à un circuit de distribution classique et ajustement du prix des produits à leurs coûts réels. Remis au goût du jour grâce aux AMAP (Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), les circuits courts prennent aujourd’hui diverses formes (épiceries, livraisons, rendez-vous hebdomadaires). On y trouve beaucoup de produits issus de l’agriculture biologique (mais pas que !), et l’Hérault est une région particulièrement favorable au développement de ces circuits.

Ne reste plus qu’à choisir, il y en a pour tous les goûts :

  • Les AMAP de l’Hérault : partout dans le département, pour rencontrer directement les producteurs et profiter de la fraîcheur des produits.
  • Au marché : le marché circuit court de Grabels, place de la coopérative, le samedi de 9h à 13h (attention au code couleur : vert pour la vente directe, orange pour la revente de produits locaux, violet pour le reste).
  • A l’épicerie : Chez MarieLou, ouvert du lundi au samedi, 10 rue Chaptal à Montpellier, pour acheter des paniers locaux et bios et rencontrer une militante de la « pédagogie nutritive ».
  • Dans une « boutique paysanne » : Sentiers de Cevennes, 28 rue Paul Brousse à Montpellier, un point de vente collectif géré par un groupe d’agriculteurs.
  • Au supermarché : le Locavorium, ouvert du mardi au samedi, 60 rue Pierre et Marie Curie à Saint Jean de Védas, pour une palette très complète de produits alimentaires et de soins du corps.
  • Sur internet : l’Arbre à paniers pour commander des paniers bios et locaux et être livré chez soi à Montpellier ou dans ses environs.

2. Récupérer les «surstocks» 

La vente d’aliments dits périmés ou en passe de l’être n’est pas autant développée, mais le double bénéfice de payer des produits de consommation moins chers tout en aidant à réduire le gaspillage en a déjà fait réfléchir plus d’un ! Il faut savoir que seuls les produits à « DLC » (date limite de consommation), mentionnant « à consommer jusqu’au … », sont susceptibles d’être dangereux passée la date indiquée sur l’emballage. Les produits à « DDM » (date de durabilité minimale) anciennement « DLUO » (date limite d’utilisation optimale), annoncent quant à eux la date à partir de laquelle les qualités nutritives d’un aliment ne sont plus optimales. La mention « à consommer de préférence avant le … » présente sur ces produits est donc bien différente, et la vente de ces produits est légale.

  • Au pain de la veille : boulangerie « low cost » ouverte du lundi au vendredi de 9h à 19h, samedi 9h à 18h 30, 88, rue Eurydice à Montpellier.
  • Magasin Noz : Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 19h30, rue Albert Ferrasse, rond-point du grand M à Montpellier, vente de produits selon arrivages.

3. Accéder aux épiceries sociales et solidaires

Développées à l’origine pour venir en aide aux personnes précaires (chômeurs, salariés, étudiants, retraités, etc…personne n’est exclu !), les épiceries sociales et/ou solidaires ont notamment vocation à lutter contre l’exclusion et favoriser le maintien d’une alimentation variée et de qualité, que ne permet pas la grande distribution. Ces épiceries sont malheureusement victimes de leurs succès et ne peuvent pas accueillir tout le monde. Mais une fois sa carte d’adhérent en poche, il est possible d’accéder non seulement à des produits de consommation courante à très faible prix mais aussi à des moments de rencontres, d’échanges, ou d’informations.

Et si vous êtes trop riche pour devenir bénéficiaire mais que la démarche vous intéresse, il est toujours possible d’accéder à l’épicerie en tant qu’ « adhérent solidaire », moyennant une participation financière annuelle.

Partout en France : http://www.epiceries-solidaires.org/ 

Et à Montpellier : Epicerie du Secours Populaire, 371, Avenue du Marché Gare à Montpellier (Tél. : 04 99 74 23 80)

4. Vivre sans emballages

Le concept des épiceries sans emballages jetables, ou « en vrac », se développe également partout en France. Au départ, on y va pour faire un geste pour la planète, et puis on se sent soudain libéré de l’influence des « packaging », on achète en conscience, et on y réduit les dépenses inutiles (puisqu’il est estimé que dans la grande distribution, le prix des emballages représente en moyenne 15% du prix total d’un produit).

Attention, pensez à prendre vos propres contenants (réutilisables bien sûr !) avant d’aller faire vos courses.

A Montpellier, aucune épicerie entièrement sans emballage n’a encore été créée (nous attendons d’ailleurs cette initiative avec impatience !). Mais les magasins et épiceries bio ont souvent plusieurs rayons dédiés à ces produits en vrac :

Ailleurs :

  • La Recharge, à Bordeaux, une belle initiative, première épicerie ne vendant que des produits sans emballages jetables, dont les créateurs ont édité un guide pour les personnes désireuses de monter leur propre magasin de vrac !
  • Day by day une chaîne de magasins en vrac, que l’on trouve plutôt dans le nord de la France.

5. Echanger biens et services

Vieux comme le monde, les systèmes de trocs et d’échanges cherchent aujourd’hui à recréer des liens de proximité. On y échange des produits mais aussi des services en fonction des savoir-faire et besoins des adhérents : cours d’informatique, services de jardinage, de bricolage, garde d’enfants…toute compétence est bonne à prendre et à valoriser. L’unité comptabilisée pour garantir l’équité n’est pas l’argent mais le temps, ce qui facilite grandement le développement de la convivialité et de la solidarité entre les membres de ces structures, souvent associatives.

A Montpellier :

  • Le SEL (Système d’échange local) – vous pouvez consulter l’annuaire des SEL de France ici
  • Le JEU (Jardin d’échange universel)
  • L’Accorderie (voir notre article d’octobre 2015)

Une sélection de lieux pour consommer autrement à Montpellier :

carte_conso_alter_montpellier

  1. Circuits  courts
  2. Surstocks
  3. Epiceries sociales et solidaires
  4. Sans emballages
  5. Trocs

(Cliquez sur la carte pour zoomer)

Vous connaissez d’autres types de structures ? D’autres lieux à promouvoir ?

Faites-en part dans les commentaires !

Image d’en-tête : Thilo Hilberer

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