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Le FLÜFS, vers une mode éthique et plus verte.

Alliant design et écologie, le projet de Mathilde et Zoé est particulièrement original. C’est à l’issue de leurs études – en ingénierie environnementale pour l’une, en mode pour l’autre – que les deux jeunes femmes ont en effet l’idée de lancer un modèle de veste réversible, une fabrication dont elles souhaitent maîtriser l’ensemble des étapes pour garantir un faible impact sur l’environnement.

Mathilde et Zoé ont toujours aimé travailler ensemble sur des projets de design. Au fil du temps, la mise en commun de leurs idées a pu voir émerger un projet de vêtement authentique : le « FLÜFS », un modèle de veste réversible et surtout « déclinable à l’infini, par la personnalisation de ses matériaux, nous explique Mathilde. Il s’agit d’un concept de patchwork reposant sur un patronage conçu spécifiquement pour utiliser des faibles métrés de tissus. Nous pouvons d’ailleurs utiliser des matières premières issues du recyclage. Les usines de fabrication générant régulièrement des invendus de matériaux en trop faibles quantités pour être mis à la vente, ces chutes sont directement mises à la benne. Notre patron permet de récupérer ces faibles métrés et de les intégrer directement à nos modèles. De plus, des vêtements existants peuvent également être démantelés pour être ré-utilisés. À titre d’exemple, dans le cadre du crowdfunding que nous avons lancé pour financer notre projet, nous avons reçu la demande de recycler une ancienne veste et de l’intégrer à la veste commandée. »

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Exemples de modèles de « FLÜFS » : une veste réversible et complètement personnalisable.

Une production équitable et contrôlée

Les deux jeunes entrepreneuses sont conscientes des effets néfastes de l’industrie textile sur notre planète : « l’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde, si nous la rejoignons, notre impact doit être maîtrisé ! ». Ainsi, non seulement elles souhaitent pouvoir utiliser des matières issues du recyclage pour produire leurs vêtements, mais elles projettent aussi d’utiliser les échantillons de matériaux restants pour la fabrication de sacs à main en fausse fourrure ou de débardeurs en soie. Ces productions sont pour l’instant réalisées dans le cadre des récompenses de participation à leur crowdfunding.

À notre question concernant la localisation de la production, Mathilde répond : « La fabrication est française pour le moment dans le cadre des premiers prototypes réalisés (couturiers locaux), et nous souhaitons à terme nous tourner vers des unités de production françaises dont les conditions de fabrication correspondent à nos attentes. Pour cela, nous désirons nous rendre dans les lieux de production afin d’y constater l’organisation. Une partie du budget de notre crowdfunding y est d’ailleurs dédiée. » 

Si toutefois aucune usine ne convenait sur le territoire, Mathilde et Zoé envisagent de se tourner vers les pays adjacents. La Grande-Bretagne, où Zoé réside actuellement, pourrait être une option. « Le but est de veiller principalement aux conditions de travail, aux moyens de transports permettant l’acheminement des matériaux ainsi qu’à la juste rétribution des producteurs. » Dans le projet de ces deux ingénieuses collègues, l’équité ainsi que l’impact environnemental dans le circuit de réalisation sont étudiés avec soin.

Deux vestes uniques issues d’une industrie éthique et plus verte 

Bien sûr, un vêtement comme celui-ci a un coût : « Le FLÜFS s’adresse à toute personne désireuse d’investir dans deux vestes (recto et verso) uniques et personnalisées, issues d’une production équitable et contrôlée. Notre gamme de prix s’étend entre 480 € et 550 € pour un vêtement. »  Cependant encore une fois, il ne s’agit pas de n’importe quel achat  :  non seulement le FLÜFS est  la garantie d’une participation à une mode éthique et durable, mais il est aussi le fruit du travail de créatrices inspirées. Les influences du FLÜFS sont en outre multiples. « Nos origines américaines y ont apporté le style « veste universitaire » ou « hoodie à capuche oversize, précise Mathilde avant de poursuivre : « Le manteau en vison des années 20 nous a également inspirées par l’universalisation de la fourrure qu’il a engendrée à l’époque. Enfin, Zoé et moi partageons depuis petites un fort attrait pour la culture chinoise et les couleurs de soie ou de velours de nos prototypes sont également inspirées de costumes traditionnels chinois, très colorés. »


Pour en savoir plus et soutenir Mathilde et Zoé dans leur projet :

Le lien vers le kickstarter

Contact : the.flufs@gmail.com

 

 

 

 

 

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